Cone de fil Showroom

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Message par Cone de fil le Lun 9 Sep 2013 - 17:13

LA  TOUR  EIFFEL.

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Re: Cone de fil Showroom

Message par Mdame Lili le Lun 9 Sep 2013 - 17:16

Juste cette mise au point, pour tous les lecteurs.
Cette histoire comporte 9 épisodes, de deux pages

_______________________________
Machine à coudre Brother Compal Ace année 1982
Machine à coudre Pfaff Select 4.0 année 2010
Surjeteuse Lock 740DSA année 2008
- terminer la réalisation d'un dessus noir (longues manches) avec incrustation de tissu multicolore
-réaliser une jupe dans le même tissu que les incrustations.
- réaliser un dessus noir (manches longues) en incorporant un plastron pailleté, la pince bretelle étant invisible
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Re: Cone de fil Showroom

Message par Cone de fil le Lun 9 Sep 2013 - 20:12

La   tour  Eiffel 1er épisode de 2 pages
C’était pendant notre séjour en Isère, que le soir, j’enfilais mes waders et cane a mouche a la main, j’arpentais les rives de cette rivière que l’on appelle ici, le Guier vif.
Ce soir là, un autre pécheur que je croisais me saluait tout en me posant la question ; Bonsoir Monsieur, avez-vous vu des gobages,…
Je n’en attendais pas moins de ce brave homme, qui manifestement, semblait ne pas avoir pris de poisson.
Après avoir discuté quelque minutes, tout deux assis sur un rocher, lui ayant parlé du Périgord, de la Dordogne et de ses ombres, il su que j’avais exercé le métier de Tapissier et que la retraite aidant, le mois de juin  devenait le préféré des onze autres, pour les vacances.
Lui, était ingénieur et vivait a Paris.  Prenait aussi ses congés en juin, époque plus favorable selon lui pour la pèche de la truite a la mouche.  
Sur ce point là, il ne devait pas avoir tort, car tous les moucheurs pensent la même chose.
Puis, la nuit tombait, sans que nous ayons pu fouetter le moindre rond a la surface de cette eau pourtant si limpide, et si prometteuse.
Et chacun rentra chez lui, moi dans ma caravane et lui dans la sienne.

Le lendemain soir j’ai revu cet ingénieur au bord de la rivière, et vins m’asseoir a ses cotés sur le rocher de la veille.  
Ce n’est que de discutions en discutions qu’il me livra ce qui ce passait à son boulot.
Ce type travaillait à Paris dans les sous sols de la tour Eiffel, et planchait sur un mécanisme peu ordinaire.
Allait jusqu'à me dire qu’il n’en dormait pas de ses nuits et que même pendant ses vacances il y pensait, et que ça le traumatisait.
Éveillé par une certaine curiosité, et voyant cet homme quelque peu inquiet et mal dans sa peau, je lui posais des questions mais le flou de ses réponses m’interrogeais.
Tandis que ma Chantal dormait à poings fermés, le vent dans les arbres frôlant ma roulotte, les yeux grands ouverts, je ne pouvais dormir et il me semblait entendre ce pêcheur qui me parlait de cette histoire abracadabrante.
Que pouvait-il bien se passer a son boulot, pour que ça l’empêche de dormir à ce point ?...
Mais peut-être le reverrai-je demain au coup du soir pour connaitre la suite, car pour le moment je ne peux en écrire plus.
                                                                A SUIVRE…

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Re: Cone de fil Showroom

Message par Mdame Lili le Mer 11 Sep 2013 - 10:12

Et la suite Daniel ??

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Re: Cone de fil Showroom

Message par Cone de fil le Mer 11 Sep 2013 - 10:52

LA  TOUR  EIFFEL 2è épisode
J’ai fini par m’endormir et le lendemain……..
Toujours mon client assis sur son rocher, regardant le fil de l’eau dans l’espoir d’y voir un poisson gobeur, mais a voir la tète qu’il faisait, je comprenais vite qu’il était encore bredouille. :§:::::::::::::::::::::::::::::::::::§
Et il me raconta son histoire, il me dit comme ça….
« Vous connaissez le destin de la tour de Pise ?... »
« Et bien cette tour s’est affaissée on a jamais bien su  le pourquoi du comment, elle s’est inclinée de plus en plus au fil des ans, et voyant l’ampleur du désastre si elle venait à tomber, les ingénieurs Italiens ont du se « penchés …» dessus, afin de trouver le moyen de la redresser. »
« Ils ont réussi  à la repousser de deux centimètres et demis, et d’après eux, cela suffit a ce qu’elle ne finisse pas de tomber, ce qui entrainerai un sacré manque à gagner, quand on pense au nombre de touristes qui viennent voir le phénomène. »
Puis il  s’arrêta de parler pour tomber dans un mutisme complet.
Alors je lui dis ; «  Mais pourquoi me parlez vous de la tour de Pise ?... y aurait-il un rapport avec notre tour Eiffel ?... et ce mécanisme dont vous m’avez parlé hier soir, c’est quoi exactement ?...

« Et bien ….»  me dit il, « J’ai été choisi pour créer un mécanisme gigantesque, afin de soulever les pieds de la tour Eiffel, pour la faire pencher. »
L’ingénieur de nouveau silencieux, je reprenais :
« Mais Monsieur, qu’êtes vous entrain de me raconter, vous allez faire pencher la tour Eiffel !!! »
« Oui, ils m’ont choisi pour faire ce boulot et je dois le faire, c’est bien ce qui m’ennuie le plus au monde, mais ils trouvent que les recettes des visites ne sont plus assez rentables, et qu’en faisant de la tour Eiffel une nouvelle tour de Pise, le monde entier se déplacerait pour voir ça !!! »
Je regardais cet homme embarrassé, et lui dis :
Mais de quel coté allez vous la faire pencher ?... Et les riverains qu’en pensent-ils ?... La tour mesure trois cent mètres, hors, des immeubles, ou de grosses maisons se trouvent à coté, et si jamais elle tombait ?... »
« Et oui, Monsieur, c’est bien ça le problème, surtout qu’ils m’ont demandé de la faire pencher des quatre cotés !!!  Vous imaginez la machinerie hydraulique que cela suppose !!! »
« Mais comment allez vous faire pour qu’elle penche des quatre cotés ?...
L’ingénieur reprit ;   « Elle penchera tantôt d’un coté et tantôt des autres a raison d’une fois par an »
Puis il ramassa ce bout de bois a coté de ma botte, et le tins a la verticale sur le rocher.                       A SUIVRE.....

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Message par Cone de fil le Jeu 12 Sep 2013 - 0:02

LA TOUR EIFFEL 3è épisode
«  Voyez ce bout de bois que je  tiens a la verticale… la tour devrait pencher comme ça… »
Il inclinait cette branche morte aux environs des trente degrés de son axe verticale…
« Mais Monsieur, n’avez-vous pas peur que ce soit trop penché ?... Si vous l’inclinez autant, je ne suis pas ingénieur, mais a mon avis, elle tombera, et si la tour Eiffel tombe… Oh non,… je n’ose y croire !!! »
« C’est comment votre prénom ?... » Me demanda t-il.
« On me nomme Daniel, depuis soixante trois ans… »
« Et bien Daniel, lorsque vous inclinez votre canne a mouche, même fortement, est-ce qu’elle tombe ?... »
« Bien sur que non, lui répondis-je »
« Elle ne tombe pas car vous la maintenez a l’aide de votre poigné … C’est du pareil au même pour la tour, ses pieds sont très forts, et capables d’encaisser une charge bien supérieure a ce qu’ils supportent actuellement…
J’ai passé deux ans à  calculer… le jour, la nuit, et je peux vous assurer qu’elle tiendra… »
D'ailleurs, tout est prêt à fonctionner aujourd’hui et les premiers essais devraient se faire le huit décembre prochain à minuit précise afin d’éviter trop de curieux, car jusque là, tout est tenu au secret…
Je me suis permis de vous le dire a vous, mais n’allez surtout pas l’ébruiter… je vous fais confiance... »
« Soyez tranquille Monsieur l’ingénieur… »
« Pas d’ingénieur Daniel, je suis un pécheur comme vous, … Et les amis m’appellent : Gustave…et le pire c’est que c’est vraiment mon prénom !!! »
« Et bien, cher Gustave, je vous promets de ne rien dévoiler quant a votre inclinaison de votre tour, car après ce tour de force, ce sera votre tour a votre tour, mais prenez bien garde a ce qu’elle ne tombe pas, qu’elle vienne à se briser en trois morceaux, les gens pourraient bien dire….
…La tour est fêlée !!! »
« Mais j’y pense, vous m’avez bien dit que le premier essai serait le huit Décembre ?... »
« Oui, c’est exact, le huit a minuit, je vais procéder a faire pencher la tour »
« Et bien Gustave, je voudrais vous demander une faveur, car voyez vous, ce jour là, c’est mon anniversaire et qui plus est, je suis né précisément à minuit….
Aussi,… pourriez vous  m’inviter pour cette occasion, a vos cotés cette nuit là ?... »
« Cela ne devrait pas poser de problèmes je vous donnerai un badge pour que vous ne soyez pas inquiété par la sécurité, vous n’aurez qu’a demander Gustave, et vous et moi seront aux commandes de cette fabuleuse machinerie dont je suis l’auteur »
                                                      A suivre…

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Message par Cone de fil le Ven 13 Sep 2013 - 0:10

Le lendemain, Gustave repartait pour la Capitale, ses vacances terminées, ils sont venus, sa Femme et lui, a notre caravane pour nous dire au revoir, et …Au huit !!!
Ils n’avaient pas passé la barrière du camping, que Chantal me demandait :
« Mais pourquoi t’a-t-il dit … Au huit !!! »
Je fis asseoir Chantal en face de moi sous l’auvent, et lui racontais l’histoire de Gustave.
« Enfin, je ne comprends rien à cette histoire… » Me fit-elle, … « Comment est-ce possible de faire pencher cette Dame de fer,…. Il t’a raconté des bobards, et toi, tu crois à tout ça ?... »
« Mais non, je t’assure, il avait l’air sérieux, et puis ce sont des gens bien, t’as vu la belle Mercedes, et cette immense caravane… Non, non, ce n’est pas des histoires ce type va faire pencher la tour Eiffel, il m’a donné tout les détails, il m’a parlé de l’hydraulique, de la machinerie aux engrenages gigantesques, des boites électroniques fabriquées par lui même, des milliers de kilowatt pour l’appareillage électrique, même que les pieds de la tour peuvent supporter une charge bien plus forte, et tout, et tout… »
« ….Et il m’a invité pour le premier essai en Décembre, c’est pour ça qu’il m’a dit : Au huit !!! »
« Ecoute mon Chéri, c’est vraiment hallucinant, je n’en crois pas mes yeux… Faire pencher la tour Eiffel !!! Mais ce n’est pas possible !!! »
« Et toi,… tu vas monter à Paris pour voir ça !!! »
Nous sommes le huit Décembre, installé confortablement dans la voiture n° 18 du Toulouse Paris, le train s’ébranle doucement et je repense à la phrase que m’a dite Chantal sous l’auvent.
…. « Et toi, tu vas monter à Paris pour voir ça… »
Le train file à grande vitesse, c’est la première fois que je prends le TGV, faut dire que je ne vais pas souvent dans la capitale, surtout avec le train.
Dans la voiture 18, quelques voyageurs. Les uns lisent, d’autres sont connectés, on ne voit même pas leurs visages. Avant, il y avait des compartiments, cela avait son charme, quand on avait mare de la tronche du type hideux d’en face de soit, on allait fumer dans le couloir, on regardait les vaches dans la campagne, on abordait la jolie fille accoudée a la barre de laiton et on ne prenait pas toujours un « râteau... » C’était le couloir de la drague, mais c’était sympa.
Ho oui, j’ai souvent pris le train dans mes jeunes années, ne serait –ce que pour me rendre a Marseille ou j’étais marin d’eau douce pendant un an. Comme on dit, c’était l’bon temps.
…Mais déjà la grisaille de cette ville que j’ai su quitter à temps, je sors de la gare de Lyon, et me retrouve très vite dans cette putain de fourmilière. Il est seize heure a la grande horloge, et quelque flocons de neige commencent à virevolter sagement, sans bruit, mais surement.
Allez taxi, faites moi voir la tour Eiffel s’il vous plait !!!
A suivre…

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Message par Cone de fil le Sam 14 Sep 2013 - 0:23

LA TOUR EIFFEL suite 5
La neige tombait maintenant de plus en plus, je réglais la course du taxi et refermait sa portière.
Elle était devant moi, grande, imposante, elle avait fière allure, mes cervicales endolories par trop de regards accaparés par sa hauteur, j’étais comme un gamin, bien petit, tout petit, mais j’étais a ses pieds.
Des Japonais, ou des chinois, avec leur numérique, des badauds, des vendeurs a la sauvette, la queue interminable aux ascenseurs, qu’il pleuve, qu’il vente, ou qu’il neige, les visiteurs ébahis, même a dix sept heure, sont toujours là, ils contemplent, scrutent, observent ce fabuleux monument squelettique.
Je n’ai pas d’autre choix que de me balader, en attendant les minuits, cette heure tant souhaitée.
Sous les baleines de mon parapluie, je traverse la seine et ses bateaux mouche, et voici le Trocadéro, sacré bâtiment lui aussi, mais la nuit est bien là maintenant, et les jardins sont tout blancs. La neige recouvre d’au moins dix centimètres tous les alentours. Je vais marcher un peu plus pour trouver un bistrot et me mettre à l’ abri, non pas qu’il fasse bien froid, mais je dois attendre encore cinq bonnes heures.
Voila ce qu’il me faut, ce p’tit restaurant qui ne paye pas de mine, mais qui dans ces beaux quartiers de Paris, devrait faire l’affaire.
Je m’assieds a une table, l’ambiance est chaude et feutrée, et je me commande un bon repas en me disant :… « Au diable l’avarisme… »
Un bon wiski me fait patienter l’arrivée des hors d’œuvres, et j’en profite pour passer un coup de fil a Chantal.
« … Oui, ma Chérie je suis bien a Paris, et je regrette que tu n’ai pas pu venir, vraiment, ton travail t’accapare trop, et puis cet inventaire qui te fait lever a quatre heure demain matin…. …Non, la tour ne penche pas encore, tu sais bien que c’est a minuit…. Oui, je te tiendrais au courant dès demain… A très bientôt petit Ange, et dors bien… Oui,… moi aussi… »
Enfin la serveuse, je commence par avoir faim maintenant. Ha ! Du homard, il y a bien longtemps que je n’en ai mangé…
Et je sors de ce restaurant, j’ai juste le temps de revenir a la tour et retrouver mon ami pécheur, Gustave. Mais je dois redoubler de prudence, car la neige atteint maintenant au moins vingt cinq à trente centimètres d’épaisseur. Je n’ai jamais vu ça à Paris. Avec beaucoup de difficulté, je retraverse le pont de Yéna, un coup d’œil sur la Seine qui est toute noire alors que tout est blanc autour de moi, même la tour Eiffel dans la nuit, est toute blanche . Et oui, elle n’est pas illuminée ce soir, c’est sans doute dût a cet essai d’inclinaison, et me voici en plein dessous. Il n’y a pas une âme qui vit, sauf ce chien errant qui détale devant moi, toutes oreilles rabattues et la queue basse. A suivre…



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Re: Cone de fil Showroom

Message par Cone de fil le Dim 15 Sep 2013 - 0:26

LA TOUR EIFFEL   suite 6
Je suis toujours seul dans cette nuit blanche, je regarde ma montre, il est vingt trois heure trente, j’ai froid aux pieds, et commence à m’engourdir. Gustave ne devrait plus tarder, d'ailleurs j’aperçois une silhouette venant vers moi, je m’avance à sa rencontre, mais c’est un type bizarre qui m’accoste et me demande….
« Aller, donne ton pognon !!! »
La nuit étant, je ne vois pas bien ce qu’il a dans la main, mais… je crois apercevoir un revolver…
« Donne ton fric ou j’te fume… » …Me dit-il…
Personne, aucune voiture ne passe, mais soudain, quelqu’un arrive, c’est Gustave !!!  Le type se retourne et tire sur lui !!! Il  tombe, touché  mortellement.
L’assassin prend peur, et se fond dans la nuit par sa fuite.
Aussitôt, je me précipite sur mon ami pour le secourir du mieux  possible, mais fort heureusement il se relève, porte sa main a son épaule, et miracle, la balle n’a fait qu’effleurer sa peau.
« Vient Daniel, rentrons par le pilier nord, dépêchons nous. »
Puis il sort un trousseau de clé, libérant ainsi le pêne de la serrure de la porte du piler nord. A l’intérieur, tout est noir, mais connaissant les lieux, Gustave fait jaillir la lumière des néons du sous sol de la tour Eiffel.
Assoyons nous un peu me dit-il, après cet épisode de tir au pigeon, nous avons bien mérité un p’tit remontant.
« Mais comment va ta blessure ?... laisse moi voir… »
Effectivement, ça saigne pas mal, mais la plaie n’est pas profonde.
« Mon pauvre Gustave, tu l’à échappée belle quand même… Mais au fait, il n’y a personne ici, pas de sécurité, pas de journalistes, de caméra de télé, je pensais trouver tout ce p’tit monde pour un tel événement… »
« Oui,… » Me fit Gustave,…  « Mais à cause de cette épaisseur de neige, ils ont tout annulé au dernier moment, et c’est reporté au mois prochain. Mais, t’ayant donné rendez vous ce soir a minuit, et ne pouvant te joindre, alors je suis venu tout seul.  Surtout ne t’inquiète pas, chose promise, chose due !.. Nous allons faire l’essai  malgré tout. »
« Mais Gustave, tu n’es pas en train de me dire que nous allons incliner cet assemblage de ferraille qui se trouve au dessus de nos têtes, et rien qu’a nous deux ?...
« Viens, suis moi,… »   Après avoir traversé des salles de contrôle, salles de réunion, salles techniques, j’en passe et des meilleures nous voici à présent dans celle des machines qui, je dois l’avouer, reste assez impressionnante.  Il y a d’énormes moteurs, des bras gigantesques en acier, des vérins colossaux, une multitude d’armoires électronique avec des boutons partout bref, on se croirait dans un film de fiction, manque plus que Fantômas, et les aliènes !!!   A suivre….

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Message par Cone de fil le Lun 16 Sep 2013 - 0:30

LA TOUR EIFFEL     suite 7
« …Voila, nous y sommes… »  Me dit Gustave qui vient de s’asseoir devant les commandes. Deux grosses manettes pour actionner le dispositif d’inclinaison.
« Toi, Daniel, tu vas t’asseoir en face de la consolle électronique et tu appuieras sur le bouton vert lorsque je baisserai ces deux manettes »
« Normalement le sol doit légèrement trembler pendant toute l’opération qui, selon mes calcul, devrait durer une minute et quarante cinq secondes. Je te dis cela pour ne pas t’affoler quand ça va s’mettre à bouger… »
« …Attention j’abaisse les manettes, c’est a toi maintenant sur le bouton vert… mais vas y, qu’attends tu ?... tu vas tout faire rater !!! »
Et j’appuis sur le bouton.  Un grondement terrible se fait entendre, puis les tremblements du sol qui ne sont pas si légers, nous font sursauter de nos sièges….
Sur l’écran de control, on voit nettement la tour qui se met à pencher, on n’en croit pas nos yeux, c’est vraiment de la folie pure, elle penche maintenant a quinze degré, puis vingt, vingt cinq, tandis que les murs de la salle se lézardent faisant apparaitre des fentes ça et là, ou l’on pourrait y loger des ballons de football. Mais ce n’est pas tout, une épaisse fumée jaillit de ces fentes et du sol, ou une énorme crevasse vient de s’ouvrir.
« … bon sang, Gustave, tu es vraiment sur de ton coup ?... Parce que là, cela devient dangereux, est-ce que ça va pas bientôt s’arrêter ?... Et cette chaleur soudaine, d’où ça vient ?... »
C’est en me retournant, que j’ai vu  cet horrible spectacle, le feu s’est mit sur une machine, juste derrière moi !!!
« Gustave regarde, il y a le feu !!! »
Et mon Gustave très sur de lui…
« Prends l’extincteur derrière la porte et éteint moi ce putain de feu … La tour est à trente degré tout va bien et cesse de t’inquiéter pour un oui, pour un non, …voilà, c’est terminé … »
Je suis en sueur, je tremble un peu aussi, mais j’ai éteint le feu.
« Viens voir.. » Me fit Gustave, avec une voix timide.
Je m’approche de l’écran de contrôle, l’image nous laisse voir la tour Eiffel inclinée à trente degrés.  C’est incroyable, et elle ne bouge pas d’un pouce, elle est là immobile comme a son habitude.
« …C’est formidable !!! Tu as réussi Gustave, tu as fais du bon boulot, après ça, tu vas pouvoir demander de l’augmentation a ton chef… » Dans la salle des machines, plus de bruit, les lézardes  se sont refermées, la crevasse a nos pieds n’est plus, la fumée se dissipe et tout redevient tranquille.
« Oui, j’ai réussi, voila le résultat de deux ans de travaux, tu comprends maintenant pourquoi je n’étais pas dans mon assiette quand nous péchions sur le Guiers vif…Viens, sortons dehors pour voir un peu ! » A suivre…

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Message par Cone de fil le Mar 17 Sep 2013 - 0:13

LA TOUR EIFFEL N° 8
Et bien, chers lecteurs, vous voyez que la tour Eiffel peut s’incliner jusqu'à trente degré de son axe verticale !!! Et je suis prêt à parier, que vous étiez à des années lumières de vous en douter. Voyons ensembles ce qu’il va advenir de cette histoire.
Il est maintenant une heure trente deux, dans cette nuit ou la neige n’a cessée de tomber, et de gros flocons viennent encore ajouter a cette couche de poudreuse, les quelques dix centimètres, qui manquaient au décor, de telle sorte qu’il y a maintenant a peu près un demi mètre d’épaisseur.
Gustave et moi sortons du sous sol et pataugeons de nos pas silencieux jusqu’aux genoux. A voir le visage de Gustave, la fumée noire de ce feu, nous a quelque peu noirci les pommettes et le bout du nez. Aussitôt, nous levons les yeux et splendeur !!! Nous découvrons cette tour Eiffel inclinée, mais qui penche vraiment et pour ma part, ce penchant me parait inquiétant, voir dangereux.
Mon ami l’ingénieur, ressentant mon inquiétude, me rassure par quelques mots.
« Tu vois Daniel, la tour pèse plus de dix mille tonnes et son centre de gravité, par le fait de ses pieds largement écartés, ne dépasse pas le seuil de non retour. Je te simplifie la chose, sans rentrer dans des équations qu’il m’a fallu résoudre en de savants calculs, n’ayant pas forcément toutes les données concernant la porosité du béton profond, le taux d’humidité fonctionnel et actif du terrain , l’aérodynamisme de l’édifice de mon homonyme le Père Gustave, et enfin la vitesse de déplacement des fluides d’azote et de Co2 qui transitent de la Seine aux pieds de la tour…. Tu me suis hein ?... cela n’est pas très compliqué, et je te passe les détails. Toujours est il que ça fonctionne, regarde les deux pieds opposés, ils sont levés de dix huit mètres et ça tient !!! »
Tandis que Gustave contemple son œuvre, un type du genre SDF vient de sortir de son carton. Il a une bouteille à la main, et titube en balbutiant quelques sons pouvant ressembler à des paroles.
Et, s’adressant à nous…
« Eh !… Eh… Me… Messieurs…. Je … je… vous… sou… souhaite une Bo… bonne nuit, A… A…Avez-vous re.. . re… marqué…que…que la Toutour est PenPen … Chée ?... »
Le pauvre en tient une, je vous raconte pas, est –il possible de se mettre dans des états pareils, Et le voila qui s’affale de tout son long a nos pieds.
Pendant qu’on essayait de relever ce clochard, pour le remettre dans son carton et bien refermer le couvercle, on entendit un fort craquement qui semblait venir du pilier nord.
« T’as entendu Gustave ?... »
« Oui, j’ai bien entendu, cela doit probablement provenir du tassement de terrain … C’est normal…»
« Mais Gustave !!! …Regarde la tour !!! On dirait qu’elle continue de se pencher… »
Avec cette nuit éclairée par tant de neige, on distinguait parfaitement la totalité du monstre de fer, et il me semblait le voir bouger, mais du mauvais coté.
« Elle bouge Gustave, le poids de la neige… Tu y as pensé ? …»
« …Mais non, elle va se stabiliser… » Disait l’ingénieur.
« …Elle est en train de tomber Gustave… »
« …Saperlipopette !!! Mais tu as raison, elle bouge !!! »
Et les craquements reprirent de plus belle, les grincements horribles qui parvenaient a nos oreilles laissaient penser a de la ferraille qui se tordait, le sol tremblait sous nos pieds, la tour penchait lentement, mais de plus en plus. Le clochard surement doté d’un sixième sens, ouvrit son carton et couru a se fondre dans la nuit tellement qu’il avait peur !..
« Gustave !!! C’est foutu !!! Elle tombe, elle tombe, ce n’est pas vrai, mais dis moi que ce n’est pas vrai !!! »
Gustave ne savait quoi dire, ne pouvait rien dire, il était comme pétrifié, médusé, abasourdit, il regardait son œuvre qui se cassait la figure.
Puis, dans un fracas assourdissant et insoutenable, la tour s’écrasait sur le sol et se coupait en trois morceaux, faisant de la neige comme un brouillard épais qui ne nous permettait pas de discerner quoi que ce soit des restes de la tour.
Nous restions muets et tétanisés. Aucun son ne pouvait sortir de nos bouches, les yeux rivés sur ce monstrueux amas de ferraille qui jonchait le sol, on ne bougeait même pas nos bras tombant. C’était comme si on avait perdu toute sorte de vie, comme un état d’hypnose.
Et Gustave murmurait alors…
« … Bon sang !!! Mais qu’a-t-il bien pu se passer,…c’est vrai je ne comptais pas sur le poids de la neige, mais quand même !!! Oh !... Quelle désolation !... Qu’ai-je fais !!! Ma vie est finie !... que va t_on dire de moi après un coup pareil !!! »
Et Gustave mit un genou a terre, baissa la tète, et se mit à pleurer comme un gamin.
A suivre…

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Re: Cone de fil Showroom

Message par Cone de fil le Mar 17 Sep 2013 - 23:35

LA TOUR EIFFEL N° 9
Le spectacle a quelques mètres devant nous, est désolant. La tour Eiffel n’est plus, … Enfin, elle n’est plus qu’un tas de ferraille gisant au sol.
Quand on pense aux nombre d’années depuis 1889, ou cette Dame de fer est restée plantée entre ciel et terre sans jamais broncher, juste un léger balancement, une oscillation de quelques centimètres selon les vents, et qui attirait tous les visiteurs du monde entier !!! A raison de sept millions cent, rien qu’en 2011 !!! Quel désastre !!!
Et ses artistes pourtant célèbres, détracteurs de l’époque, écrivains, compositeurs, peintres et autres, qui disaient tout et n’importe quoi sur cette construction en fer riveté, la comparant a un cheminée d’usine, un gigantesque lampadaire et autres exemples tous aussi moqueurs, narquois et ombrageux.

« Allez, viens Gustave, et arrête de pleurer comme ça, soulève tes cents kilos !... Non Gustave t’es pas tout seul et tu sais qu’tu m’fais honte, a sangloter comme ça, bêt’ment devant tout l’monde…. » (Jacques Brel.)
J’essayais bien de consoler Gustave, mais voici déjà les gyrophares, la police les pompiers, qui envahissent l’esplanade. Trois hélicos survolent ce sinistre théâtre, des gens arrivent de tout cotés, et les …ho la,la, les …C’est pas vrai, les … qui a fait ça… C’est un attentat ?... toute cette foule qui s’entasse au pied de la dame morte, tandis qu’à un moment, un homme se précipite sur Gustave, comme s’ils se connaissaient.
C’est un collègue à lui, ingénieur aussi, escorté par deux policiers, qui lui demande.
« … Gustave, mais que c’est il donc passé ?... Est-ce toi avec ton mécanisme ?... Et que fais tu là ?... regarde ta figure on dirait que tu viens de ramoner toutes le cheminées de Paris, et celui là… » En me montrant du doigt, « …Qui c’est ?... il est aussi sale que toi !!! »
Les policiers voulaient en savoir plus et questionnaient ce pauvre Gustave, lui signifiant sa garde a vue, en lui passant les menottes, et l’emmenant a leur voiture.
Mais ils n’avaient pas fait dix pas, que Gustave se retourna et en me désignant avec ses mains jointes, il leur criait.
« … Je n’ai rien fais, Je n’ai rien fais, … c’est lui là-bas, c’est Daniel qui a tout fait, je l’ai trouvé dans la salle des machines quand il abaissait les manettes, et il a mit mon invention en marche, et je n’ai rien pu faire pour l’en empêcher !... C’est lui, C’est lui j’vous dis… J’vous l’jure…»
Il n’en fallait pas plus, mon compte était bon, et les flics se jetèrent sur moi, me ruèrent de coups avant que je m’effondre sur la neige.
J’ai repris connaissance au quai des orfèvres ou trois commissaires me harcelaient de questions insupportables.
Puis ce fut la prison.
Un pauvre type dans ma cellule… « C’est toi qui a cassé la tour Eiffel ?... Tu vas prendre perpette ça, c’est sur… »
Mais à bout de force, je m’endormis a moitié allongé sur un lit pas douillet.
§:::::::::::::::::::::::::::::::::::§
C’était le matin, la rivière coulait devant mes yeux, il faisait bon sous l’auvent de ma caravane, un Loriot chantait, la chaleur de ce mois de Juin régnait et le sourire enchanteur de Chantal, heureuse d’être en vacances, qui me demandait….
« Mon Chéri, tu ne manges pas ce matin ?... ton café va être froid !... Tu as bien dormis j’espère ?... Le Monsieur est passé tout à l’heure alors que tu dormais encore, il m’a demandé si tu voulais revenir à la pêche ce soir avec lui… »

« Oui, mon ange, j’ai bien dormis, mais j’ai quand même fais un sacré rêve… »
« … Et vas dire à ce Monsieur que je n’irai pas à la pêche avec lui ce soir… »
« … Oh oui !!! Racontes moi ce rêve !!!.... »
… Disait Chantal…

… FIN…

Cone de fil

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